Grippe H1N1: 7 décès de plus, 240 au total en France métropolitaine
mercredi 13 janvier 2010, 09:18
12.01.2010 L'Institut de veille sanitaire (InVS) a signalé lundi 7 nouveaux décès liés au virus de la grippe pandémique H1N1 en métropole depuis le dernier point publié vendredi, soit 240 au total en France métropolitaine depuis le début de l?épidémie.
L'InVS a recensé par ailleurs 12 nouveaux cas graves de grippe A(H1N1) depuis le 8 janvier.
Au total, depuis le début de l?épidémie, 1.181 cas graves ont été hospitalisés en métropole. Parmi ces personnes, 180 sont toujours en réanimation ou unités de soins intensifs.
Avec les décès survenus dans les territoires français ultramarins, cette grippe a occasionné au total 269 morts en France depuis le début de l'épidémie.
L'OMS promet une enquête indépendante sur sa gestion de la grippe H1N1
mercredi 13 janvier 2010, 09:24
12.01.2010 L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), de plus en plus critiquée sur sa gestion de la grippe H1N1, a annoncé mardi son intention de commander à des experts indépendants une évaluation lorsque la première pandémie du siècle sera terminée.
"Nous nous attendions à des critiques qui sont bienvenues. Nous ferons plus tard une évaluation de notre travail avec des experts extérieurs", a indiqué une porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb, lors d'un point de presse à Genève.
Cette enquête, dont les résultats seront "rendus publics", sera menée quand la grippe "sera terminée", a-t-elle précisé. Selon l'OMS, la pandémie devrait encore durer "plusieurs saisons".
Alors que l'OMS est accusée par certains d'avoir exagéré la menace de la grippe en la qualifiant de "pandémie" sous la pression des laboratoires pharmaceutiques, des parlementaires du Conseil de l'Europe ont réclamé jeudi la création d'une commission d'enquête pour évaluer "la menace des fausses pandémies pour la santé". Ils devraient en débattre fin janvier à Strasbourg.
"Il faut qu'on tire les leçons (de la pandémie, ndlr), qu'on voie ce qu'on a fait bien, ce qu'on n'a pas bien fait, comment on peut s'améliorer et comment on peut travailler plus rapidement", a assuré la porte-parole de l'OMS.
"C'est tout à fait normal qu'après avoir travaillé pendant des mois sur cette pandémie, on se mette ensemble pour en tirer les leçons pour les prochaines pandémies, mais également pour d'autres urgences sanitaires", selon Mme Chaïb.
Elle a rappelé que l'OMS avait appliqué dans sa gestion de la pandémie "une stratégie qui a été adoptée par les (193) pays membres" après la grippe aviaire H5N1.
L'OMS continue de recommander la vaccination contre la grippe H1N1
mercredi 6 janvier 2010, 10:48
05.01.2010 L'Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de recommander la vaccination contre la grippe H1N1 et a annoncé que sa directrice Margaret Chan avait elle aussi été vaccinée fin 2009, a indiqué mardi une porte-parole.
"Nous continuons de recommander la vaccination", a indiqué Fadela Chaïb, porte-parole de l'OMS, à l'issue d'un point de presse à Genève.
Mme Chan avait reconnu le 29 décembre devant la presse qu'elle n'était pas encore vaccinée en faisant valoir qu'elle revenait de congés. Elle a été vaccinée le lendemain, a précisé Mme Chaïb.
Beaucoup de pays occidentaux ont engagé des campagnes de vaccination depuis deux mois, mais le nombre des volontaires a souvent été plus faible que prévu, dégageant d'importants surplus de vaccins.
La France a ainsi résilié lundi les commandes de 50 millions de doses de vaccins et tente de revendre certains stocks, suivant l'exemple de l'Allemagne et des Pays-Bas. La Suisse a décidé de faire don de la moitié de ses stocks à des pays en voie de développement et de revendre l'autre moitié.
"Il était tout à fait dans notre mandat d'alerter le monde", a souligné Mme Chaïb, en rejetant les critiques sur une exagération de la menace par l'OMS. Elle a rappelé que les pays "choisissent eux-mêmes" la manière de répondre à la pandémie en passant commande aux compagnies pharmaceutiques.
"Le nombre de pays touchés par la grippe pandémique continue d'augmenter", a averti Mme Chaïb, soulignant qu'elle touchait "208 pays et territoires". "Il ne faut pas baisser la garde", a-t-elle ajouté: "les pays de l'hémisphère nord se trouvent au milieu de l'hiver".
Quatorze pays dont la France et les Etats-Unis, et six compagnies pharmaceutiques ont promis de donner à l'OMS 190 millions de doses de vaccins, 75 millions de seringues et 70 millions de dollars (48,5 millions d'euros) pour permettre aux pays les plus démunis de vacciner leur population contre la grippe H1N1, a-t-elle expliqué.
Mort d'une femme enceinte atteinte du virus H1N1 à Toulouse
dimanche 3 janvier 2010, 17:15
03.01.2010 Une femme enceinte de 24 ans qui avait contracté le virus de la grippe H1N1 est morte jeudi dans un hôpital de Toulouse, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Haute-Garonne.
"Une femme enceinte qui avait 24 ans est morte (jeudi). Elle était hospitalisée au CHU de Rangueuil où elle avait été transférée en provenance de l'hôpital de Tarbes", a déclaré à l'AFP un fonctionnaire de la préfecture.
"Des analyses sont en cours pour déterminer les processus aggravants qui ont conduit au décès de la personne, c'est la procédure habituelle", a ajouté la même source.
Il s'agit de la deuxième personne morte de la grippe H1N1 cette semaine après un homme de 74 ans, le 28 décembre.
Depuis le début de l'épidémie, 39 cas graves ont été enregistrés en Midi-Pyrénées, neuf personnes n'ont pas survécu à la maladie et sept étaient toujours hospitalisées en réanimation, selon la préfecture.
Grippe H1N1: 5 millions de personnes vaccinées, 2600 effets indésirables
dimanche 3 janvier 2010, 17:13
03.01.2010 Quelque 5 millions de personnes ont été vaccinées contre la grippe H1N1 entre le 21 octobre, début de la campagne de vaccination, et le 27 décembre, avec quelque 2.600 effets indésirables et deux décès pour lesquels un lien avec le vaccin n'a pas été retenu, selon l'Afssaps.
Les vaccins administrés sont essentiellement le Pandemrix (GSK, avec adjuvant, 3,7 millions de doses) et le Panenza (Sanofi-Pasteur, sans adjuvant, 1,4 million de doses), rappelle l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans son suivi hebdomadaire de pharmacovigilance.
Le Focetria (Novartis, avec adjuvant) et le Celvapan (Baxter, produit par culture cellulaire et sans adjuvant), ont été administrés à quelques milliers de doses.
Pour le Pandemrix, 2.390 effets indésirables (6,4 pour 10.000) ont été signalés depuis le début de la campagne, dont 83 graves (27 au cours de la dernière semaine). De ces 27, 12 cas graves sont en lien avec le vaccin : crise d'épilepsie chez un patient ayant des antécédents, problèmes respiratoires chez un patient obèse, malaise et crises convulsives chez un adolescent de 15 ans, 2 cas de gêne respiratoire chez des enfants...
Parmi les observations graves pour lesquelles un lien avec le vaccin n'a pas été retenu, deux décès sont intervenus chez des patients âgés souffrant l'un de "lourds antécédents cardiovasculaires" et l'autre d'antécédents neurologiques avec complications infectieuses.
Les autres effets secondaires étaient d'intensité bénigne à modérée : douleurs ou inflammations au site d'injection, fourmillements ou picotements, nausées, fièvre ou maux de tête...
Pour le Panenza, 258 effets indésirables (1,8 pour 10.000) ont été notifiés depuis le début de la vaccination avec ce vaccin. 11 des 31 cas graves sont intervenus depuis la dernière semaine, notamment chez des femmes enceintes, avec 3 morts intra-utérines (8 tous vaccins confondus depuis le début de la campagne). Des investigations sont en cours.
Cinq cas de fausse couche spontanée ont aussi été signalés depuis le début de la campagne, dont un survenu 1h30 après vaccination avec le Focetria, suite à un choc anaphylactique.
L'Afssaps rappelle la fréquence relative des morts intra-utérines et des fausses couches et estime qu'"aucune donnée ne permet de relier ces événements à la vaccination".
Au total, pour l'Afssaps, l'analyse des signalements "ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque des vaccins".
H1N1: le nombre de morts de la grippe dépasse la barre des 10.000
dimanche 20 décembre 2009, 16:43
Le nombre de décès provoqués par la grippe pandémique H1N1 a dépassé la barre des 10.000 dans le monde depuis son apparition au printemps, selon le dernier bilan publié vendredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Au 13 décembre, environ 208 pays et territoires du monde ont fait état d'au moins 10.582 décès" dus au virus H1N1, soit presque 1.000 de plus en une semaine, indique l'OMS sur son site internet.
La vague hivernale du nouveau virus a atteint un pic dans une grande partie de l'hémisphère Nord, en particulier en Amérique du Nord, continent qui reste le plus touché avec un total de 6.335 morts. La maladie continue toutefois de progresser en Europe centrale et du Sud-Est ainsi qu'en Asie (sud et centre).
"Aux Etats-Unis et au Canada la transmission du virus reste active mais les niveaux de maladies grippales ont baissé de manière significative pour se rapprocher des niveaux saisonniers habituels", a indiqué l'OMS.
La gravité de la maladie n'a pas empiré, "avec des taux de mortalité du même ordre que ceux observés dans l'hémisphère sud durant l'hiver austral", a relevé l'organisation.
En Europe, le virus H1N1 a tué à ce jour "au moins 1.654" personnes, soit 412 morts supplémentaires en une semaine (+ 33%). La maladie est sur le déclin dans "au moins dix pays d'Europe de l'ouest et du nord" mais continue à progresser notamment en République Tchèque, en Estonie, en Hongrie, au Monténégro, en Suisse et dans certaines régions de la Fédération de Russie, a précisé l'OMS.
L'activité du virus reste élevée en Asie centrale et de l'ouest, mais a atteint son pic en Afghanistan, dans le Sultanat d'Oman et en Israël.
En Asie-pacifique, la maladie a fait 1.912 morts (+250 en une semaine), a indiqué l'organisation.
"Il est trop tôt pour dire que la pandémie est terminée", a prévenu jeudi le Dr Keiji Fukuda, conseiller spécial à la direction générale de l'OMS.
La vague de grippe H1N1 survenue dans l'hémisphère nord au tout début de la saison froide pourrait être suivie d'une deuxième, car le virus s'est "propagé incroyablement tôt pour une grippe" cet hiver, avait-il notamment relevé.
Grippe H1N1: Plus de deux millions de personnes vaccinées, selon Roselyne Bachelot
lundi 7 décembre 2009, 07:04
07.12.2009 La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a salué le cap des deux millions de personnes vaccinées contre la grippe H1N1 en France, samedi en marge de la visite d'un centre de vaccination dans le Nord.
"Nous sommes déjà largement au-dessus des deux millions de personnes vaccinées et nous avons obtenu ce score en quelques jours dans des conditions de sécurité et de traçabilité tout à fait considérables", s'est félicitée la ministre de la Santé qui visitait un centre de vaccination de Marcq-en-Baroeul, près de Lille.
Ce chiffre obtenu "sur un rythme entre 150.000 et 200.000 personnes par jour" est la preuve, selon la ministre, que "cette organisation marche".
Si la ministre a noté un certain nombre de difficultés, elle les attribue à une "montée en puissance extrêmement rapide" et estime qu'on assiste à une "fluidification des chaînes de vaccination".
"La logistique que nous déployons nous permet d'avoir l'augmentation de personnes vaccinées la plus élevée d'Europe", a par ailleurs indiqué Mme Bachelot, qui a cependant estimé qu'"on ne fait pas de vaccination à la chaîne".
La ministre de la Santé a par ailleurs salué la "chaîne de solidarité" qui a permis d'organiser cette vaccination, "plus grande opération de santé publique jamais menée dans ce pays".
"L'important c'est de vacciner et de vacciner vite. Il y a des gens qui ne peuvent se déplacer que le dimanche, il était donc très important que nous ayons dans chaque département un centre ouvert le dimanche", a conclu Mme Bachelot.
La France métropolitaine a dépassé le cap des 100 morts de la grippe H1N1 avec 111 décès (139 avec l'outre-mer) alors que la campagne de vaccination monte en puissance avec des centres ouverts le soir, voire le samedi et le dimanche toute la journée dans les grandes villes.
Grippe H1N1: dispositif de vaccination "renforcé" à partir de samedi en Ile-de-France
dimanche 6 décembre 2009, 17:13
06.12.2009 Le dispositif de vaccination contre la grippe H1N1 a été "renforcé" à partir de samedi en Ile-de-France, avec l'ouverture de 10 nouveaux centres à Paris, a annoncé le préfet de police, préfet de la zone de défense Ile-de-France dans un communiqué.
En Ile-de-France, la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, débutée le 12 novembre dernier, a permis de vacciner 252.800 personnes prioritaires et à risques, précise la préfecture de police, ajoutant que pour la seule journée du vendredi 4 décembre, ce sont 27.853 Franciliens qui ont été vaccinés, dont 5.604 à Paris.
"Pour accompagner l?accroissement de la fréquentation des centres, particulièrement en fin de semaine, les préfets de la zone Ile-de-France ont été conduits à augmenter les capacités de vaccination", poursuit le texte.
Ainsi 166 centres sont désormais ouverts en Ile-de-France. A Paris et dans l?agglomération parisienne, ces centres sont ouverts 7 jours sur 7, de 8 heures à 22 heures, à l'exception du lundi où ils ouvrent à 12h30.
A Paris, 10 nouveaux centres, fonctionnant de 8 heures à 22 heures, ont ouvert leurs portes ce samedi 5 décembre dans les 7ème, 10ème, 11ème, 13ème, 14ème, 15ème, 17ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, venant s?ajouter aux 12 centres déjà existants.
Le lundi, les centres d?Ile-de-France ouvrent au public à compter de 12H30, "afin de permettre en matinée le réapprovisionnement en vaccins et matériel médical, ainsi que la remise en état des lieux garantissant des conditions d?hygiène et d?accueil satisfaisantes", a précisé la préfecture.
La préfecture de police rappelle que "la campagne de vaccination dans les centres reste, pour l?instant, réservée aux personnes les plus vulnérables, qui ont reçu un bon de vaccination de la Caisse Nationale d?Assurance Maladie".
Elle concerne notamment les nourrissons de 6 à 23 mois, l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois, les femmes enceintes, les personnes présentant un facteur de risque particulier et les professionnels de santé.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué samedi que le cap des deux millions de personnes vaccinées contre la grippe H1N1 avait été franchi en France.
En France métropolitaine, la grippe H1N1 a fait 111 décès (139 avec l'outre-mer).
Grippe H1N1 : "on est en train de dépasser 3 millions de cas", selon le réseau des Grog
mercredi 2 décembre 2009, 10:50
02.12.2009 Le cap des 3 millions de personnes atteintes par le virus grippal H1N1 depuis le mois d'août est en train d'être dépassé, a affirmé mardi Jean-Marie-Cohen, coordinateur national du réseau des Grog (groupes régionaux d'observation de la grippe).
"C'est déjà plus qu'une épidémie saisonnière", a-t-il ajouté.
"Le pic n'est absolument pas passé en France", a pour sa part affirmé Thierry Blanchon, du réseau Sentinelles de l'Inserm. L'épidémie est toujours "en augmentation", a-t-il ajouté, à la veille de la publication des estimations hebdomadaires des deux réseaux de surveillance.
Grippe H1N1 : vaccination sur rendez-vous à Paris pour allergiques à l'oeuf
mardi 1 décembre 2009, 08:50
01.12.2009 Une vaccination spécifique sur rendez-vous pour les personnes présentant une allergie à l'oeuf "médicalement constatée" est mise en place à Paris à l'hôpital Necker, a indiqué lundi la préfecture de la région Ile-de-France-préfecture de Paris.
Le vaccin Celvapan (de Baxter) est "réservé", dans le cadre de la vaccination pandémique contre le nouveau virus H1N1, "aux personnes pour lesquelles une allergie à l'oeuf a été constatée médicalement", explique-t-elle dans un communiqué.
"Les personnes souffrant de ce type d'allergie et souhaitant être vaccinées doivent l'être en milieu hospitalier".
L'hôpital Necker a mis en place un accueil spécifique pour les personnes allergiques à l'oeuf, désirant être vaccinées contre la grippe A H1N1, et relevant donc de ce vaccin. Mais il est "impératif" de prendre rendez-vous pour fixer le jour et l'heure de la vaccination.
Les rendez-vous peuvent être pris par téléphone du lundi au vendredi entre 9h30 et 18h en composant le 01 44 49 43 77.
L'hôpital Tenon est également en train de s'organiser pour recevoir ces patients. Un numéro spécial sera communiqué ultérieurement.
Il est inutile de se rendre dans les centres de vaccination pour ce type de vaccination, souligne-t-on de même source.
Le recul de la grippe H1N1 se poursuit aux Etats-Unis
mardi 1 décembre 2009, 08:48
01.12.2009 Le recul de l'infection par le virus de la grippe H1N1 se poursuit aux Etats-Unis pour la quatrième semaine consécutive et ce après un mois de forte augmentation, selon les dernières statistiques fédérales publiées lundi.
Malgré ce recul du taux d'infection dans l'ensemble du pays, le nombre de visites chez le médecin liées à des infections grippales H1N1 reste encore élevé, soulignent les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans leur dernier bulletin portant sur la semaine du 15 au 21 novembre.
Durant cette période, 32 Etats ont fait part d'un nombre étendu de cas d'infection comparativement à 43 Etats pendant la semaine précédente et 48 en octobre, précisent les CDC.
Le taux de mortalité pédiatrique (moins de 18 ans) ayant résulté de la grippe H1N1 est resté élevé pendant la semaine du 15 au 21 novembre avec 27 nouveaux décès confirmés par les laboratoires, portant le total à 198 depuis l'émergence de ce nouveau pathogène en avril aux Etats-Unis.
Les hospitalisations dues au virus H1N1 ont continué à être nombreuses durant cette même semaine avec le taux le plus élevé chez les enfants de la naissance à quatre ans.
"Presque tous les virus H1N1 analysés jusqu'à maintenant continuent à être identiques à la souche (A) H1N1 identifiée en avril" et "tous ces virus restent sensibles aux antiviraux oseltamivir (Tamiflu) et zanamivir (Relenza) à de rares exceptions", écrivent les CDC sur leur site, ne mentionnant aucun cas de mutation du virus.
Deux premiers cas de mutations du virus grippal H1N1, identiques à celles signalées auparavant en Norvège, ont été identifiés en France la semaine passée chez des patients qui sont décédés. Mais les autorités sanitaires ont assuré n'avoir pas observé pour le moment de signe de propagation de ce virus mutant.
Malgré le recul des infections durant quatre semaines consécutives, les CDC n'évoquent pas pour autant la possibilité que la pandémie puisse avoir atteint son apogée.
Le Dr Anne Schuchat, directrice du centre national d'immunisation aux CDC avait récemment dit lors d'un point de presse qu'il était "impossible de prédire ce qui va se passer au cours des prochaines semaines ou des mois à venir et si ce déclin va persister" notant que "lors des épidémies de grippe saisonnières précédentes on a observé parfois de multiples augmentations et reculs du nombre de cas".
Elle avait aussi rappelé que lors de la pandémie de grippe de 1957, une seconde vague d'infections s'était produite après le 1er janvier avec une mortalité importante.
De ce fait, "nous pourrions encore avoir des semaines et des mois avec de nombreux cas de grippe (H1N1) devant nous", avait-elle mis en garde.
Concernant le nombre de décès, les CDC expliquent que le nombre confirmé par les analyses de laboratoire dans le pays sous-estime très largement la réalité.
Les CDC avaient publié il y a quelques semaines des estimations basées sur un modèle informatique donnant une idée plus exacte de la mortalité provoquée par ce virus à savoir quelque 3.900 décès dont ceux de 540 enfants depuis l'apparition du nouveau pathogène en avril et ce jusqu'à la fin octobre.
A titre de comparaison la grippe saisonnière tue 36.000 Américains chaque année.
30.11.2009 La Commission européenne a partiellement autorisé lundi l'utilisation en une seule dose de deux vaccins contre la grippe H1N1, déjà autorisés à l'échelle de l'UE: le Focetria du laboratoire suisse Novartis et le Pandemrix du britannique GlaxoSmithKline (GSK).
Au départ, les trois vaccins autorisés dans toute l'UE à l'automne (dont aussi le Celvapan du groupe américain Baxter) devaient être administrés en deux doses pour être efficaces.
Après un avis favorable des scientifiques de l'Agence européenne des médicaments (EMEA), la Commission a toutefois autorisé l'usage d'une seule dose des vaccins Focetria et Pandremix pour les adultes de 18 à 60 ans.
Une seule dose suffira aussi pour les enfants à partir de 9 ans dans le cas de Focetria et à partir de 10 ans dans le cas de Pandremix.
Ce dernier vaccin pourra en outre être administré en une seule injection chez les plus de 60 ans, ont conclu les scientifiques.
Avant cette annonce, certains pays comme la France utilisaient déjà des faibles quantités de vaccins à dose unitaire, autorisés sur leur seul territoire. La ministre française de la Santé Roselyne Bachelot avait précisé lundi matin que ces vaccins unidoses étaient réservés en priorité aux personnes précaires.
L'annonce de la Commission européenne va fortement augmenter les quantités de vaccins disponibles pouvant être injectés en une seule dose.
"Cela va permettre de vacciner un nombre beaucoup plus élevé de personnes sur une courte période et mener à des économies importantes pour les systèmes de santé nationaux", a souligné la Commission.
Les campagnes de vaccination en cours dans l'Union européenne ont permis de vacciner environ 5 millions de personnes jusqu'à présent.
Grippe H1N1: la vaccination des écoliers débute ce lundi, polémique autour des généralistes
lundi 30 novembre 2009, 21:35
30.11.2009 Alors que collégiens et lycéens peuvent depuis mercredi être vaccinés dans les établissements scolaires contre la grippe H1N1, la vaccination des écoliers de primaires et de maternelles débute ce lundi sur fond de polémique au sujet de la possibilité des médecins généralistes de vacciner en cabinet.
Ecoliers de primaires et de maternelles sont invités à se rendre dès aujourd'hui, avec leurs parents, dans les centres de vaccination de proximité, ce qui pourrait accroître encore l'affluence.
La vaccination chez le médecin, impossible actuellement, a fait l'objet d'une polémique.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a déclaré lundi matin n'avoir aucun vaccin unidose à donner aux médecins généralistes qui souhaitent organiser la vaccination, affirmant que les pouvoirs-publics disposaient de trois millions de doses.
"Nous n'avons pas trois millions de doses", de vaccins à dose unique, a dit Roseline Bachelot interrogé par RMC/BFM-TV. Elle a indiqué disposer de 250.000 vaccins à monodose sans adjuvant et 500.000 avec adjuvant.
Le syndicat de médecins généralistes MG France avait demandé dimanche, de pouvoir pratiquer des vaccins en cabinet médical, affirmant que 3 millions de vaccins conditionnés sous forme de monodoses auraient été livrés à l?organisme en charge des stocks de vaccins.
"Ces vaccins j'en ai besoin parce qu'en France, il y des gens qui ne vont ni dans les centre de vaccination, ni dans les cabinets médicaux ce sont les personnes fragiles, les personnes précaires", a-t-elle déclaré.
"Avec ça je vaccine les sans-domicile-fixe, je donne les doses unitaires aux équipes de maraude qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous", a-t-elle dit, ajoutant: "Je n'ai pas de dose unitaires à mettre dans les cabinet des généralistes".
Opposée à ce stade à la vaccination dans les cabinets généralistes, la ministre a souligné qu'il s'agissait "de préserver la capacité des généralistes à traiter les malades grippés".
Le syndicat de médecins généralistes MG France a demandé, dans un communiqué publié dimanche, de pouvoir pratiquer des vaccins contre la grippe H1N1 en cabinet médical, affirmant que "3 millions de vaccins conditionnés sous forme de monodoses auraient été livrés selon lui à l?organisme en charge des stocks de vaccins.
La présentation du vaccin, jusqu'à présent en flacons multidoses, était l'une des raisons avancées pour refuser la vaccination chez le médecin, le gouvernement estimant qu'elle n'était pas compatible avec les cabinets médicaux.
L'arrivée des monodoses permettrait aux médecins généralistes "de vacciner dans leurs cabinets, en complément du travail effectué en centre de vaccination dédié, les patients qui en ont le plus besoin aujourd?hui", notamment les "patients les plus à risques et les personnes isolées (plus d?un million) qu?ils sont souvent les seuls à voir et qui ne peuvent se déplacer", a expliqué MG France.
Interrogé lors du Grand Rendez-vous Europe1/Le parisien-Aujourd'hui en France, François Chérèque s'est déclaré opposé à cette perspective, dénonçant "une question de coût", et ajoutant: "il y a toujours une question de pognon derrière ça".
Selon le leader syndical, "si vous allez chez votre médecin pour vous faire vacciner, vous allez payer une visite. On nous dit c'est 8 euros, mais on se moque de nous, parce que vous allez y aller, vous allez faire voir un autre problème de santé, et ce sera 22 + 8, ce sera 30 euros".
S'il s'est dit favorable à l'idée de mobiliser les médecins, il a jugé le "débat hypocrite", en visant nommément Michel Chassang, le président du principal syndicat de médecins libéraux (CSMF), qui réclame depuis plusieurs semaines l'extension de la vaccination dans les cabinets médicaux.
Dans une déclaration à l'AFP, M. Chassang a rétorqué que "cette affaire d'argent n'en est pas une". "Ce n'est pas du tout des motivations financières qui nous poussent", a-t-il affirmé, rappelant que "les médecins dans les centres de vaccination sont payés par les caisses d'assurance maladie" et que "personne ne travaille gratuitement dans ces centres".
"Ce que nous demandons, c'est ni plus ni moins la même chose. Nous ne demandons pas aux Français de débourser de l'argent, en aucune façon", a-t-il ajouté.
Selon lui, "Chérèque dit tout haut ce que la ministre (de la Santé, ndlr) pense tout bas: que ce serait un problème financier. Ils nous accusent ni plus ni moins, de vouloir utiliser la grippe pour nous en mettre plein les poches, c'est une accusation inacceptable".
Regrettant que le choix des centres de vaccinations "a été fait selon des considérations purement idéologiques", il a expliqué que "si chacun d'entre nous, médecins généralistes et pédiatres, vaccinons entre 15 et 20 patients par jour (...) on est en capacité de vacciner un million de personnes tous les jours".
Un cas de mutation du virus de la grippe H1N1 signalé en Italie
lundi 30 novembre 2009, 21:34
30.11.2009 Un premier cas de mutation du virus grippal H1N1, identique à celle signalée le 20 novembre en Norvège, a été identifié chez un patient, a annoncé lundi le ministère italien de la Santé, tout en précisant que ce virus muté n'était pas en phase de propagation.
"L'Institut supérieur de la Santé a examiné une centaine de souches (du virus) identifiées ces derniers mois chez des patients dans diverses régions italiennes et la mutation a été retrouvée jusqu'à maintenant chez un seul patient", selon un communiqué du ministère.
"Aucun des autres patients examinés ne présentait cette mutation", précise-t-il.
"Les données italiennes confirmeraient donc que la mutation en question n'apparaît pas pour l'instant prédominante dans les cas graves ou mortels. En outre, cette mutation présente un caractère sporadique, et ne semble pas en l'état actuel en phase de propagation", explique-t-il.
En outre, "une telle mutation n'influe ni sur l'efficacité du vaccin, ni sur l'efficacité du traitement avec des médicaments anti-viraux", ajoute le communiqué.
Le virus muté "a été retrouvé chez un patient à Monza (près de Milan, nord) il y a trois-quatre mois. Le malade était affecté d'un cas grave de pulmonite dont il s'est remis", a déclaré lundi à Turin le vice-ministre de la Santé Ferruccio Fazio, cité par l'agence italienne Ansa.
"Seule la vaccination nous protège du virus rendu plus dangereux par d'éventuelles mutations", a mis en garde le vice-ministre.
Deux autres cas de mutations du virus grippal H1N1, identiques à celles signalées en Norvège, ont été identifiés vendredi en France.
Par ailleurs, selon les données de l'Institut italien supérieur de la Santé, jusqu'à présent un seul cas de résistance au traitement antiviral tamiflu a été rencontré.
Cette résistance, qui s'est manifestée suite à un traitement prolongé chez un patient affecté de graves pathologies préexistantes, est restée "un cas isolé" qui n'a "pas donné lieu à des épisodes de transmission de la souche résistante".
Le nombre de victimes de la grippe H1N1 a fait un bond spectaculaire en Europe avec une progression de plus de 85% en une semaine, atteignant "au moins 650 morts", selon le dernier bilan publié vendredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Vaccinations H1N1 : un seul mot d'ordre, accélérer le mouvement
Lundi 30 novembre 2009, 11:22
30.11.2009 Pour vacciner la population française, et parmi elle les millions de personnes prioritaires, les centres de vaccination vont ouvrir le dimanche, comme l'a demandé lundi Nicolas Sarkozy.
"plus d'un million de personnes ont déjà été vaccinées, hospitaliers compris", a souligné lundi le professeur Didier Houssin, directeur général de la Santé. Mais "l'objectif est bien de dépasser les 100.000 vaccinations par jour", a-t-il dit, afin de vacciner, avant fin décembre, les quelque 6 à 7 millions de personnes prioritaires.
On est passé de centres quasi déserts au début de la campagne, il y a un peu plus de 15 jours, à des longues files d'attentes mettant parfois à rude épreuve les nerfs des candidats à la vaccination, parmi lesquels des parents avec bébés ou jeunes enfants et des femmes enceintes. Nombre d'entre eux ont dû rebrousser chemin plus d'une fois, tandis que les forces de l'ordre sont même intervenues devant certains centres.
Le chef de l'Etat a donc "donné instruction" au gouvernement de prendre les dispositions afin d'assurer un meilleur service à la population" et demandé en particulier l'ouverture des centres de vaccination le dimanche. Ce qui sera "très certainement" mis en place "à partir de la fin de la semaine prochaine", a indiqué lundi Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
Une mesure nécessaire, d'autant qu'"à partir du milieu de semaine, les parents d'enfants des classes maternelles et primaires commenceront à recevoir, par la poste, les bons pour pouvoir aller ensuite dans des centres de vaccination y faire vacciner leurs petits", a-t-on indiqué au ministère de la Santé.
Aux grands mots, les grands remèdes: les ministères de l'Intérieur et de la Santé ont annoncé samedi le recours à l'armée. "On est capable aujourd'hui d'envoyer au moins une centaine d'équipes médicales sous quelques jours pour compléter la vaccination", a indiqué le ministre de la Défense, Hervé Morin.
"Nous pourrons faire appel ensuite aux réservistes", a-t-il ajouté.
Mais, Mme Bachelot a répété lundi son opposition à la participation à la vaccination dans les cabinets libéraux, faute, entre autres, de disposer d'assez de vaccins individuels (monodoses).
La métropole a enregistré dix nouveaux décès liés à la grippe H1N1 pandémique depuis le dernier bilan de vendredi, a indiqué lundi l?Institut de veille sanitaire (InVS), portant à 86 le nombre de morts en métropole depuis le début de l?épidémie, et à plus de 100 le total en France.
Une fillette de 6 ans, ne présentant pas a priori de risque sanitaire, est morte samedi à Chartres des suites d'une grippe H1N1, selon la préfecture. Elle était également infectée par une bactérie, le streptocoque A, selon ses médecins.
"Le virus H1N1 a vraisemblablement fragilisé l'enfant contaminé par cette infection d'origine bactérienne", a expliqué le Dr Florence Phan, chef du service pédiatrie aux hôpitaux de Chartres, même si elle n'était pas en mesure de dire si le virus avait précédé ou suivi la bactérie.
Plus 13 millions de personnes (dont 5,3 millions de collégiens et les lycéens) sont appelées à se faire vacciner à ce jour. Les 65 ans et plus avec facteurs de risque n'y figurent pas encore, d'après la liste distribuée jeudi dernier à la presse au ministère de la Santé.
Renseignement sur les centres et leurs horaires : www.pandemie-grippale.gouv.fr ou téléphoner au 0 825 302 302 (0,15 euros ttc/minutes).
Chatel: fermer les écoles pour ralentir la propagation de la grippe
vendredi 27 novembre 2009, 09:12
27.11.2009 Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a insisté jeudi sur RTL sur l'importance de fermer les établissement scolaires pour ralentir la propagation de la grippe, exprimant même son désaccord avec la position de la préfecture des Deux-Sèvres.
"Non, je ne suis pas d'accord avec monsieur le directeur de cabinet des Deux-Sèvres, qui doit d'abord se rappeler qu'il y a un comité interministériel avec des ministres qui décident de procédures, de protocoles. On ne fait pas cela par hasard. Tout cela a été mûrement réfléchi avec les autorités compétentes, et en particulier les autorités sanitaires", a-t-il dit.
Le directeur de cabinet du préfet des Deux-Sèvres Jocelyn Snoeck a estimé que la fermeture des établissements pouvait avoir une efficacité limitée pour freiner la progression du virus H1N1. La préfecture a décidé de ne plus fermer systématiquement les classes et établissements scolaires pour cause de grippe.
"Partout en France, nous avons des préfets qui décident de ne pas fermer une école même s'il y a une dizaine de cas, d'attendre, d'ajuster et tous les jours de se reposer la même question", a relevé M. Chatel, ajoutant que "aucun préfet ne fait de fermeture systématique".
Aux termes du dispositif arrêté durant l'été, il revient au préfet de décider la fermeture d'une classe ou d'un établissement scolaire à partir de "trois cas groupés" de contamination.
"Aujourd'hui encore, les spécialistes de la grippe, les autorités sanitaires, considèrent que fermer les écoles permet de protéger les enfants, et les professeurs également, et de retarder la propagation du virus. Donc il n'est pas question de revenir sur un protocole que nous avons mûrement réfléchi et qui a fait ses preuves", a déclaré M. Chatel.
"Nous savons que le virus attaque particulièrement les jeunes enfants", a-t-il ajouté.
"Dans le primaire, la vaccination va commencer à partir de la semaine prochaine", a annoncé M. Chatel.
543 classes et 353 établissements scolaires étaient fermés jeudi à cause de la grippe H1N1, selon un décompte du ministère de l'Education nationale établi à la mi-journée. 329 classes de primaire et 303 écoles étaient fermées jeudi, ainsi que 214 classes dans le second degré et 50 collèges et lycées.
Contre la grippe : se faire vacciner... et arrêter de fumer
jeudi 26 novembre 2009, 10:22
26.11.2009 La grippe menace davantage les fumeurs, met en garde l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), les incitant à se faire vacciner et à s'arrêter de fumer, au moins par précaution, face à la menace du virus H1N1.
A l'occasion du 3e congrès de la Société française de tabacologie, jeudi et vendredi à Brest, l'OFT publie un petit livret, intitulé "Les fumeurs malades de la grippe...".
Il souligne que le risque de contracter la grippe est plus élevé chez les fumeurs (augmenté de 20% à 60%, selon les études). De plus, selon l'OFT, lorsqu'elle survient, la grippe est "statistiquement plus sévère chez les fumeurs".
Même si ces données reposent sur des épidémies de grippe anciennes, "elles sont très probablement extrapolables à la pandémie actuelle", affirme l'OFT dans un communiqué.
Le livret souligne que "le tabagisme augmente également le risque de contracter de nombreuses infections comme celle de la pneumonie à pneumocoque qui est une complication fréquente de la grippe".
La vaccination est aussi efficace chez le fumeur que chez le non fumeur, souligne enfin l'OFT.
Grippe H1N1 : plus de 2 millions et demi de personnes déjà touchées
jeudi 26 novembre 2009, 10:31
26.11.2009 2.726.000 personnes ont été infectées par le virus grippal pandémique H1N1 en France depuis le mois d'août, selon les estimations du réseau des Grog (groupes régionaux d'observation de la grippe), diffusées mercredi.
Selon les données du réseau des Grog, la grippe H1N1 2009, "en hausse", a représenté 712.000 cas la semaine dernière en France métropolitaine (contre 410.000 la semaine d'avant).
Pour sa part, le réseau Sentinelles-Inserm, qui ne prend en compte que les grippes avec fièvre d'apparition brutale dépassant 39°, estime à 1.782.000 le nombre de gens touchés que la grippe a conduit à consulter leur généraliste, en 11 semaines d?épidémie.
La semaine dernière, le réseau estime à 693 cas pour 100.000 habitants le nombre de cas de grippe vus en médecine générale en métropole, selon ces critères.
L'âge médian des cas était de 13 ans (de 7 mois à 96 ans), c'est-à-dire que la moitié des cas survenus la semaine dernière avait moins de 13 ans.
Au niveau régional, les régions les plus touchées la semaine dernière étaient les suivantes, selon le réseau Sentinelles : Limousin (1.275 cas pour 100.000 habitants), Champagne-Ardenne (1.164), Rhône-Alpes (1.134), Nord-Pas-de-Calais (1.074), Franche-Comté (814), Centre (665), Provence-Alpes-Côte-d'Azur (657), Languedoc-Roussillon (602), Pays-de-la-Loire (590), Poitou-Charentes (588), Midi-Pyrénées (576) et Haute-Normandie (568).
La pandémie est "en pleine accélération, avec un nombre de cas graves également en augmentation et de cas, hélas mortels, aussi en pleine augmentation", a averti la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot à l'occasion du lancement de la vaccination dans les collèges et lycées, mercredi.
Pour sa part, le ministère de l'Intérieur a confirmé mardi une progression de la fréquentation des centres de vaccination contre la grippe pandémique H1N1 avec 65.000 personnes par jour contre 13.000 au lancement, le 12 novembre, de la campagne de vaccination collective dans les 1.060 centres installés sur le territoire national.
Au soir du samedi 21 novembre, 305.000 personnes avaient bénéficié du vaccin, indiquait-il mardi.
23.11.2009 Le nombre d'établissements scolaires fermés en raison de la grippe H1N1 a de nouveau augmenté, atteignant 252 lundi midi (contre 210 vendredi en milieu d'après-midi) sur un total de quelque 55.000 écoles et 11.000 collèges et lycées.
Selon le comptage de 12h30 du ministère de l'Education nationale, 252 écoles et établissements scolaires étaient fermés, ainsi que 364 classes, dans 22 académies sur 26 en métropole.
En primaire, il s'agit de 211 écoles et 221 classes. Dans le secondaire, de 41 collèges et lycées (soit deux de moins que vendredi) et 143 classes.
Pour juguler la propagation du virus H1N1, les préfets peuvent fermer une classe, voire un établissement, pour six jours, à partir de trois cas apparus dans la même semaine dans une même classe, ou dans des classes ayant des activités partagées, comme la cantine.
Face à l'impossibilité de dépister ce virus chez tous les malades, l'application de ces dispositions s'est avérée variable selon les départements, en fonction de l'appréciation de chaque préfet.
H1N1 : début de la vaccination des femmes enceintes et bébés avec quelques couacs
samedi 21 novembre 2009, 09:15
20.11.2009 La vaccination contre la grippe H1N1 pour les femmes enceintes et les bébés de plus de six mois lancée vendredi a connu quelques couacs, le vaccin adéquat n'ayant pas été livré dans tous les centres en France.
Cependant "90% des centres de vaccination -au nombre de 1060 - avaient été livré hier soir (jeudi soir)", assurait-on vendredi au ministère de la Santé en reconnaissant l'existence de quelques petits couacs.
"Effectivement il y avait des centres qui n'avaient pas reçu le vaccin en question, le Panenza de la firme Sanofi-Pasteur (vaccin sans adjuvant), car certains étaient fermés le jour de la livraison, jeudi", notait-on au ministère.
Les femmes enceintes au deuxième ou troisième trimestre de grossesse, estimées à environ 400.000, et les bébés de 6 mois à 23 mois sans facteur de risque particulier, à peu près 1,1 million, sont au premier chef destinataires de ce vaccin dont l'utilisation pour cette catégorie de la population était programmée à partir de vendredi.
Par ailleurs, il est prévu que les enfants à risques particuliers, au nombre de 15.000, se fassent vacciner à l'hôpital, souligne-t-on encore au ministère.
Les sites internet des préfectures doivent apporter les indications pratiques utiles (horaires et jours d'ouverture), des informations que l'on doit retrouver sur des affiches (pharmacies, mairies...), d'après le ministère.
Sanofi-Pasteur a déjà livré aux responsables français 1,4 million de doses de ce vaccin, au prix de 6,25 euros HT. Une deuxième livraison devrait intervenir "avant la fin de l'année", avait indiqué en début de semaine le ministère.
Dérivé du vaccin anti-grippe saisonnière, le Panenza est produit, comme la grande majorité des autres vaccins, sur oeufs embryonnés. Des demi-doses sont prévues pour les bébés de plus de six mois (les moins de 6 mois ne peuvent être vaccinés).
A Paris sept centres pédiatriques de vaccination contre la grippe pandémique H1N1 sont plus spécifiquement dédiés aux enfants de 6 mois à 3 ans à partir du mercredi 25 novembre, indiquait-on vendredi à la DASS de Paris.
H1N1 : les femmes enceintes et les bébés vaccinés à partir de vendredi
Mardi 17 novembre 2009, 15:10
17.11.2009 La vaccination contre la grippe H1N1 commencera vendredi dans les centres de vaccination pour les femmes enceintes et les bébés de plus de six mois, le vaccin spécifique sans adjuvant ayant été autorisé lundi par l'agence française du médicament.
Le Panenza de la firme Sanofi-Pasteur - sera disponible en présentation individuelle unidose, même si la présentation multidoses sera la plus fréquente. Sanofi-Pasteur a déjà livré aux responsables français 1,4 million de doses de ce vaccin, au prix de 6,25 euros HT. Une deuxième livraison devrait intervenir "avant la fin de l'année", dit-on au ministère.
Dérivé du vaccin anti-grippe saisonnière, le Panenza est produit, comme la grande majorité des autres vaccins, sur oeufs embryonnés. Des demi-doses sont prévues pour les bébés de plus de six mois (les moins de 6 mois ne peuvent être vaccinés).
Les femmes enceintes en deuxième ou troisième trimestre de grossesse, dont le nombre est estimé à environ 400.000, les bébés de 6 mois à 23 mois sans facteur de risque particulier, qui seraient à peu près 1,1 million, seront destinataires au premier chef de ces vaccins sans adjuvant, ainsi que les personnes immunodéprimées (ayant subi des transplantations d'organes, souffrant de maladies auto-immunes graves...).
Pour les femmes enceintes en premier trimestre de grossesse le rapport bénéfices/risques est favorable aussi, mais "les risques de pneumopathie grave augmentent avec l'avancement de la grossesse", note Jean Marimbert, directeur général de l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Et les stocks sont limités.
Des vaccins non adjuvantés sont recommandés pour ces populations particulières parce qu'"on ne dispose pas de données suffisantes sur l'innocuité à terme des vaccins adjuvantés", indiquait-on lundi matin à l'Afssaps. Les adjuvants sont couramment utilisés dans les vaccins pour stimuler la réponse immunitaire, et femmes enceintes et nourrissons ont un système immunitaire plus fragile.
Le Panenza "ne sera pas disponible dans des quantités comparables aux vaccins adjuvantés", souligne M. Marimbert. En effet, faute d'adjuvant, le processus de fabrication impose d'utiliser pour chaque dose deux voire quatre fois plus d'antigène.
Contrairement aux vaccins déjà disponibles, il n'y aura besoin que d'une injection pour les adultes de moins de 60 ans et les enfants de plus de neuf ans. Une deuxième dose est recommandée, au moins trois semaines après, pour les autres.
En effet, selon les essais réalisés, l'immunité est "très bonne" dès la première dose de vaccin pour les les neuf à 60 ans. Une estimation qui devra être réévaluée en cas de prolongation de la pandémie au-delà de l'hiver ou de mutation du virus.
Avec une seule dose nécessaire, les besoins seront donc couverts avec les doses actuellement disponibles pour les populations visées.
Enfin, la présentation pour ce vaccin en doses individuelles lève un des obstacles principaux à la vaccination par les médecins de ville, pour autant que les autorités sanitaires en acceptent le principe.
Pour aller plus vite, la France a conduit l'évaluation de ce vaccin dans le cadre d'une procédure européenne décentralisée, qui devrait être validée dans cinq autres pays, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Italie et le Luxembourg.
En France, la vaccination contre la grippe H1N1 pour le grand public a commencé jeudi sans grand enthousiasme.
Vaccination grippe H1N1: Luc Chatel justifie la stratégie du gouvernement
lundi 16 novembre 2009, 15:23
16.11.2009 Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a justifié lundi la décision des autorités ne pas confier aux médecins généralistes la campagne de vaccination de la grippe H1N1, qui rencontre un succès mitigé, avançant des contraintes "logistiques".
"Si nous n'avons pas choisi les médecins généralistes et les cabinets médicaux privés pour procéder à la vaccination, c'est parce que nous avons un procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés", a-t-il poursuivi, "les flacons servent à plusieurs vaccinations, ils ne peuvent pas être utilisés au-delà de vingt-quatre heures".
"Si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical (...) il y aurait eu un gâchis énorme de vaccins", a plaidé M. Chatel.
Interrogé sur le peu de succès remporté jusque-là par la campagne de vaccination, le ministre de l'Education s'est voulu optimiste, relevant que dans certains pays étrangers, "lorsqu'il y avait une augmentation du taux de mortalité ou une augmentation de la contagion de manière générale, il avait à un moment un phénomène de déclencheur".
Dans un entretien accordé lundi au Figaro, l'épidémiologiste Antoine Flahault a recommandé de remettre les médecins généralistes au centre du schéma de vaccination contre la grippe H1N1.
Grippe H1N1: la vaccination de la population débute jeudi
mardi 10 novembre 2009, 15:33
10.11.2009 La ministre de la santé Roselyne Bachelot a lancé lundi la deuxième vague de la vaccination contre la grippe H1N1 qui concernera à partir de jeudi toute la population, alors que la première vague, en direction des personnels de santé, a rencontré à ce jour un faible succès.
Le directeur général de la santé Didier Houssin -qui se fera vacciner aussi "dans les jours qui viennent"- a rappelé que les décès intervenaient "principalement chez les sujets jeunes" et que cela devait être "une incitation très forte à vaccination".
Mme Bachelot a relevé que plus de 80.000 personnels de santé s'étaient fait vacciner, soit seulement 10% des effectifs, alors que la vaccination leur est offerte depuis le 20 octobre. Un chiffre qu'elle a jugé "encourageant" mais "insuffisant", et que M. Houssin a estimé "faible".
"L'enjeu est d'éviter de prendre le risque de transmettre le virus à un de leurs patients", a souligné la ministre, rappelant que si l'on est contaminé "on peut commencer à être contagieux avant d'en présenter les symptômes".
Mme Bachelot a par ailleurs appelé les professionnels de santé au "sens du devoir civique" pour aider à faire fonctionner les 1060 centres de vaccination, y compris le soir et le samedi, puisque la campagne s'élargira à partir de jeudi à l'ensemble de la population, selon un ordre de priorité. La réquisition, légale, devrait être "exceptionnelle", selon M. Houssin.
Seront concernés au premier chef l'entourage des enfants de moins de 6 mois, qui ne peuvent se faire vacciner, les professionels de santé non encore vaccinés, et les personnes fragiles (pathologies chroniques respiratoire, cardiaque, diabète...).
Au total, outre les personnels de santé, ce sont "plus de six millions de personnes qui seront invitées à se faire vacciner", a dit la ministre.
Toutes recevront un bon de vaccination, en cours d'envoi.
"Très prochainement", viendra le tour des femmes enceintes, considérées comme à risque mais pour lesquelles un vaccin sans adjuvant n'est pas encore sur le marché. Selon le directeur de l'agence du médicament (Afssaps) Jean Marimbert, l'évaluation du vaccin non adjuvanté produit par Sanofi-Pasteur pourrait se terminer "d'ici le début de la semaine prochaine", pour une vaccination fin novembre.
Viendront ensuite les enfants de 6 à 23 mois, puis ceux d'âge scolaire, à partir du 25 novembre, comme l'a annoncé dimanche le ministre de l'éducation Luc Chatel.
Les enfants du primaire se feront vacciner dans les centres de vaccination, et ceux des collèges et lycées dans leurs établissements, par des équipes mobiles.
Mme Bachelot a réaffirmé qu'"aucun enfant ne sera vacciné sans l'accord explicite de ses parents".
Enfin, viendra le gros de la population (39 millions de personnes), soit les personnes âgées et les moins de 65 ans sans facteurs de risque, qui pourront se faire vacciner "quand les quantités de vaccin seront suffisantes, sans doute avant la fin de l'année".
Les éventuels effets indésirables peuvent être déclarés sur le site de l'Afssaps.
Aucun effet grave n'a été détecté après l'administration des 50.000 premières doses, a indiqué lundi l'agence du médicament.
Une campagne de communication débute lundi, avec un spot télé de 50 secondes sur toutes les chaînes hertziennes, le câble et la TNT, sur le thème "la meilleure protection c'est la vaccination", un spot radio et une annonce presse.
Grippe H1N1 : 8 nouveaux décés depuis le 3 novembre, 30 en tout en métropole
lundi 9 novembre 2009, 13:40
09.11.2009 Huit nouveaux décès liés à la grippe H1N1 ont été signalés depuis le 3 novembre, portant à 30 le bilan des décès en France métropolitaine, une augmentation parallèle à "l'intensification" du virus depuis trois semaines, a annoncé samedi l'Institut de veille sanitaire.
"L'augmentation des décès comme des cas graves sont parallèles à l'intensification de la circulation du virus H1N1 constatée ces trois dernières semaines en métropole", explique l'InVS dans un communiqué.
Les huit nouveaux décès comprennent ceux annoncés ces derniers jours, dont celui d'une jeune fille de 17 ans déjà malade à Marseille et d'un homme de 41 ans, greffé du poumon et du foie en 1997, à Paris.
Au total, 30 décès ont été attribués à la grippe H1N1 en France métropolitaine en 2009 et "pour 24 de ces décès, dont deux personnes sans facteurs de risque, le diagnostic a été confirmé virologiquement", précise l'InVS.
"Depuis le début de l'épidémie, 155 patients présentant des tableaux sévères ont été hospitalisés en réanimation", ajoute l'Institut.
Plus de la moitié des décès et des hospitalisations "ont eu lieu ces trois dernières semaines", relève-t-il.
Cette semaine, l'InVS a signalé que la circulation du virus grippal H1N1 "continuait à s'intensifier" en France, dans toutes les régions mais de manière plus marquée dans les régions nord du pays, notamment en Ile-de-France.